F&P MillasMaïs

F&P MillaMaïsRaisinsAbricots

Il gèle !!! c'est ce que le sujet en caramel hurle sur son sabre planté dans le Millas !

Une envie irrépressible de chaleur (il fait 15° chez moi ; je ne chauffe pas car c'est "tout électrique" or rien n'est correctement isolé...) me conduit à la cuisine où j'allume le four en louchant sur mes provisions... Il faut remplir ce four, que tout cuise ensemble à la fois pour mes gamelles de midi (mes pauses déjeuner dans la voiture) et des repas tout prêts quand j'arrive le soir, frigorifiée, de mes longues journées de travail...

Pendant le préchauffage du four, j'y mets à cuire des rochers à la noix de coco, c'est ultra simple, rapide à réaliser : de la noix de coco râpée, du sucre, un blanc d'oeuf, on mélange et basta ! une cuisine minute...

Tout en buvant le café chauffé lui aussi au four (j'en fais pour la semaine, je le réchauffe au soleil quand j'ai de la chance, sinon...) je cogite sur mon menu de la semaine et celui que je conseille à ma cliente pour mes cours de cuisine chez elle. Tiens, la semoule de maïs, au lieu de faire la polenta aux chanterelles (bien sèches, elles peuvent attendre) si je faisais ce pain de maïs qui sentait si bon, autrefois, quand ma nona en faisait cuire ?

A l'instinct, je mélange un bol de semoule de maïs bio avec un peu de bicarbonate de soude, une cuiller à soupe de maïzena, et par précaution un demi paquet d'agar-agar en poudre (donc 1 gramme). Je fais un puits dans lequel j'ajoute un jaune d'oeuf (le blanc est dans les rochers coco) avec une cuiller à café d'huile d'olive. Tout à coup, je pense au lait de soja qui reste de ma préparation de tofu soyeux, et j'en verse une tasse que je parfume à la fleur d'oranger (je n'aime pas l'odeur du "lait" de soja). Me voilà tout étonnée de me retrouver en train de confectionner un millas, spécialité du sud-ouest que je mangeais à Caussade quand je rendais visite à mes tantes. Du coup, il faut le sucrer. Alors j'ai l'idée d'utiliser mes raisins et abricots secs (je les ai fait sécher au soleil dans une chaussette dépareillée en coton... mais oui, propre !). Je les émince et les incorpore au gâteau, opération qui me donne assez chaud pour enlever enfin mon anorak. Le sucre des fruits est suffisant, pas besoin d'en rajouter.

J'écoute à la radio un sketch de Coluche sur la politique tout en m'émerveillant de l'intelligence fulgurante de sa pensée. Avec Pierre Desproges, ils me manquent...

J'installe ce "pain de maïs façon millas" dans son moule de cuisson huilé (ma gamelle népalaise) tout en préparant les 3 récipients de ma gamelle (thaïlandaise) de midi :

- un étage de riz complet aux lentilles du Puy et zeste de citron combava ( évocation de la Réunion - quand j'ai froid je mange épicé ou exotique pour me réchauffer l'âme au souvenir de mon bien être en voyage)...

- un d'aubergines au parmesan (melanzane alla parmigiana) - grillées puis poêlées (ainsi elles ne "pompent" pas l'huile d'olive) à la sauce tomate et herbes de garrigue avant de les saupoudrer de vieux parmesan râpé fin (un soupçon du fait de mon allergie au lactose)

- un de rochers coco (je trouve toujours quelqu'un avec qui partager, faire goûter, papoter de cuisine ou de botanique gourmande, dans mes enquêtes).

F&P DéjeunerVoiture

F&P AuberginesGrillées

J'enfourne  à 150° le millas, les gamelles de riz et d'aubergines (faites hier soir) pour les gratiner, auxquelles  j'ajoute un "cake" aux restes d'une soupe de céleri rave, carottes et farine de riz, généreusement épicée de gingembre, et qu'il faut "terminer"... J'ai simplement mélangé à froid un peu de maïzena bio à la soupe épaisse, et hop ! au four.

 En revenant du travail il m'a pris la fantaisie de faire des filets en caramel (je révise mes techniques...) et le Millas s'est animé d'un valeureux Nac mac Feegle échappé du disque monde de Sir Terry Pratchett... Ni was, ni weine... "ni dieu ni maître" ça me va farpaitement !

Oups... j'ai oublié d'envoyer une recette de cuisine des restes à Ciorane pour sa cuisinede4sous, dommage, ce sera pour le 20 décembre !